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01.11.14
Article paru sur www.als.ca/fr/node/373

Les Cellules Souches Qu’est-ce que les cellules souches? Les cellules souches sont des cellules qui ne sont pas encore spécialisées pour accomplir une fonction particulière. Elles ont le potentiel de se transformer en cellules sanguines, en cellules musculaires, en neurones et en bien d’autres types de cellules accomplissant une fonction spécifique. Il existe deux destinées possibles pour les cellules souches : soit qu’elles se divisent de manière répétée, soit qu’elles se différencient afin de produire les cellules requises pour la croissance tissulaire, par voie d’autorenouvellement. La forme la plus polyvalente de cellules souches se retrouve dans le blastocyste, un stade du développement embryonnaire survenant de quatre à cinq jours après la fécondation. Ces cellules souches sont dites totipotentes ou pluripotentes, ce qui signifie qu’elles peuvent se différencier pour produire tous ou presque tous les types de cellules du corps. Isolées et cultivées en laboratoire où elles pourront croître plus ou moins indéfiniment, les cellules souches embryonnaires constituent ainsi une source quasi infinie de nouvelles cellules transplantables. Toutefois, il existe de nombreuses questions éthiques faisant obstacle à l’utilisation de ces cellules à des fins thérapeutiques. Les cellules souches dites « adultes » ou multipotentes sont quant à elles des cellules plus spécialisées. Elles sont moins aptes à se multiplier et ont déjà acquis une spécialisation, ce qui signifie que le nombre de types cellulaires auxquels elles peuvent donner naissance se limite à la même famille cellulaire, ou « lignée ». Ces cellules sont actives durant toute l’existence et assurent le renouvellement des tissus. Toutefois, ces populations cellulaires diminuent progressivement avec le temps. En ce qui concerne la capacité de renouvellement du système nerveux, l’opinion classique veut que les cellules souches adultes non neurales soient déjà trop spécialisées. D’autres scientifiques remettent toutefois ce point de vue en question, en affirmant que ces cellules souches peuvent assurer l’apport d’éléments nutritifs aux neurones ou leur protection d’une manière quelconque.

Le fait est que certaines cellules souches neurales se retrouvent bien dans le système nerveux adulte, mais elles y sont peu nombreuses, et leur activité est limitée. Les scientifiques cherchent donc des moyens de les activer à l’aide de facteurs de croissance, afin qu’elles puissent évoluer et se transformer en neurones et en cellules de soutien du système nerveux (cellules gliales, formant la glie).  Suite à une percée de la recherche en 2006, les chercheurs ont identifié une nouvelle source de cellules souches, dites cellules pluripotentes induites (CPi). Les CPi sont des cellules adultes ayant été reprogrammées de sorte qu’elles retrouvent leur capacité pluripotente, une capacité que l’on croit équivalente à celle des cellules souches embryonnaires. Les cellules prélevées dans le cadre de cette technique proviennent en général de la peau du patient, mais des cellules musculaires, hépatiques ou autres peuvent également être employées.

Cette nouvelle source de cellules souches ne pose pas de problèmes d’éthique importants, et puisqu’elles proviennent du patient même, cela élimine les problèmes de rejet associés à la greffe de cellules en provenance d’un donneur. Toutefois, étant donné que la technique suppose l’utilisation de virus infectant les cellules pour modifier leur caractère génétique, il est possible que ces cellules modifiées provoquent l’apparition d’un cancer.  Comment l’administration thérapeutique de cellules souches pourrait aider les patients SLA Afin de bénéficier aux personnes atteintes de SLA, les cellules souches devraient idéalement pouvoir favoriser la régénérescence nerveuse, le remplacement des neurones endommagés et la stimulation de la récupération fonctionnelle. Elles pourraient également jouer un rôle secondaire afin de protéger les motoneurones contres les lésions. Remplacement des neurones endommagés Ce type de traitement représente encore un défi pour la science et la technologie actuelles. L’environnement des régions du système nerveux étudiées par les chercheurs semble favoriser l’évolution des cellules souches en cellules gliales plutôt qu’en neurones. Même si les précurseurs neuraux reçoivent le signal approprié pour se transformer en motoneurones, il leur reste encore à développer des prolongements (axones et dentrites) afin d’établir des connexions adéquates dans le réseau complexe du système nerveux. Remplacement des cellules de soutien Les cellules gliales, celles qui aident à soutenir et à protéger les neurones, sont également touchées par la SLA.            

Par conséquent, le remplacement de ces cellules pourrait ralentir la progression de la maladie. En théorie, les cellules pourraient être manipulées afin d’accroître leurs propriétés protectrices, et les scientifiques sont actuellement à la recherche d’approches qui leur permettraient de le faire à partir de cellules souches neurales transplantées. Protection et facteurs de croissance Les cellules souches neurales sécrètent des facteurs neurotrophiques qui favorisent la croissance des neurones et les protègent. Ceci pourrait aider à protéger les motoneurones existants et à ralentir la progression de la maladie. Dispositif d’administration ciblée Certaines cellules souches sont naturellement capables de cibler les régions endommagées du système nerveux. Il serait donc possible de tirer profit de cette propriété et de modifier génétiquement ces cellules afin qu’elles expriment des molécules bénéfiques particulières. Ceci permettrait de prévenir les effets secondaires pouvant résulter d’une approche thérapeutique moins ciblée. Il existe des modèles animaux chez qui l’injection de cellules souches s’est traduite par des résultats positifs – dans une certaine mesure.

Par exemple, des cellules souches injectées à des souris reproduisant la variante familiale à mutation SOD1 de la maladie ont pu prolonger la durée de vie de ces animaux, mais sans toutefois empêcher la mort. Des essais cliniques portant sur l’administration de cellules souches chez des personnes humaines atteintes de la SLA ont actuellement cours aux États-Unis. Toutefois, ces essais en sont encore aux premiers stades, où les chercheurs tentent d’établir l’innocuité et la tolérance de tels traitements. Défis se posant actuellement à l’utilisation thérapeutique de cellules souches Les chercheurs devront franchir de nombreuses étapes avant que les traitements par cellules souches puissent être considérés comme envisageables. Ils devront notamment :   • Déterminer quel serait le bon type de cellule souche à utiliser dans le traitement de la SLA.  

• Établir le point d’administration correct et la méthode de greffe.  

• Identifier les composés chimiques qui encourageront la croissance et la différenciation des cellules souches.  

• Mettre au point des thérapeutiques qui préviendront le rejet et assureront l’innocuité de la greffe. La SLA affecte de nombreuses régions du corps, ce qui signifie que la régénérescence neurale devra s’effectuer dans de multiples régions du cerveau et tout au long de la moelle épinière. Certains des traitements administrés à l’étranger font appel à l’injection de cellules souches dans la circulation sanguine, en laissant ensuite l’organisme dicter leur utilisation.

Ce type de traitement pourrait se révéler inutile dans la SLA, puisqu’on ne sait pas si les cellules en provenance du sang peuvent pénétrer librement dans le système nerveux. Même dans l’hypothèse où un traitement permettrait d’assurer la greffe de cellules souches dans le système nerveux, le rétablissement fonctionnel suite à une perte de motoneurones nécessiterait qu’une cellule souche puisse se différencier en motoneurone et croître le long du même trajet que la cellule détruite. C’est uniquement de cette manière que le muscle pourrait se raccorder de nouveau à la région bien précise du cerveau qui le contrôle. Chez les modèles animaux, il faut des mois pour obtenir une croissance cellulaire de quelques millimètres; or, dans le cas de certains motoneurones, la croissance devrait atteindre un mètre. Même si on suppose que les nerfs puissent se régénérer ainsi dans le cadre d’un traitement hypothétique, cela ne veut pas dire que la fonction neuromusculaire recherchée pourrait être rétablie. Mentionnons que les scientifiques ne peuvent contrôler la croissance des cellules souches au sein du système nerveux, pas plus qu’ils ne savent comment encourager le processus normal de développement et de différenciation – ni assurer une innervation musculaire adéquate, tout en prévenant l’établissement de « mauvaises connexions ». De plus, on ignore dans quelle mesure la greffe entraînera le développement de types cellulaires indésirables ou même cancéreux.

Et contrairement aux médicaments, les cellules souches ne peuvent pas nécessairement être fabriquées et testées en grande quantité. Il est donc possible que le traitement doive être adapté spécifiquement pour chaque patient. À l’heure actuelle, certains scientifiques sont d’avis que c’est l’approche axée sur le soutien et la guérison des motoneurones survivants par les cellules souches qui a le plus de chances de réussir d’abord. La question importante qui se pose au sujet des traitements anti-SLA par cellules souches est donc une question de temps – à savoir, quand les chercheurs auront-ils acquis une compréhension suffisante des cellules souches pour pouvoir influer sur la maladie. Préoccupations éthiques Il existe de nombreuses questions d’ordre éthique découlant de l’utilisation des cellules souches embryonnaires. En effet, le prélèvement de cellules embryonnaires a pour conséquence la destruction du blastocyste. Parmi les sources de cellules souches embryonnaires, on compte les embryons avortés, ainsi que les embryons non désirés provenant des techniques de fécondation in vitro (FIV).

Les dons d’ovules humains sont rares, la technique de prélèvement chez une donneuse volontaire étant invasive et potentiellement risquée. Il existe bien une solution de rechange, le clonage thérapeutique, qui permet d’obtenir des cellules souches embryonnaires. Mais cette méthode est elle aussi préoccupante sur le plan éthique. En effet, les chercheurs n’ont pas encore su parfaire le processus de transfert du noyau cellulaire somatique, ce qui fait que de nombreux ovules doivent être utilisés avant de réussir à obtenir des cellules souches. 

Pour contourner ce problème, les chercheurs pourraient utiliser des ovules animaux pour y transférer le noyau somatique; toutefois, cela suppose la création d’un hybride humain/animal – un procédé jugé inacceptable tant d’un point de vue médical qu’éthique. Sur le plan juridique, le Canada a adopté le Projet de loi C-6 sur la procréation assistée qui a acquis valeur de loi en mars 2004. Les dispositions de la loi encadrent la fécondation in vitro et interdisent le clonage humain. Elles établissent un juste équilibre entre la notion de respect de la vie humaine et le potentiel des nouvelles technologies pour la science moderne. Pour sa part, la Société canadienne de la SLA finance les travaux de recherche évalués par les pairs – c.-à-d. qui passent d’abord par un processus d’évaluation rigoureux faisant intervenir d’autres chercheurs de la communauté scientifique canadienne –, ainsi que d’autres travaux évalués selon des méthodes reconnues à l’échelle internationale, telles qu’adoptées par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

La Société canadienne ne finance aucun projet de recherche reposant sur l’utilisation de cellules totipotentes dérivées d’embryons humains intacts ou modifiés, et n’entend pas le faire jusqu’à ce que le gouvernement fédéral formule des lignes directrices à ce sujet. Par contre, la Société canadienne encourage les chercheurs à appliquer des méthodes novatrices pour créer des cellules souches à partir de l’organisme même du patient, dans le but d’élaborer des thérapeutiques contre la SLA. « Traitements » par cellules souches offerts à l’étranger Il existe bon nombre de cliniques à l’étranger qui, misant sur les espoirs suscités par les cellules souches, proposent directement des traitements aux patients par l’intermédiaire d’Internet.

Toutefois, il faut savoir que ces cliniques ne sont ni encadrées ni homologuées, les « traitements » qu’elles offrent n’étant basés sur aucune preuve scientifique ou pratique clinique reconnue. Dans beaucoup de cas, les cliniques offrant ce type de traitement sont situées dans des pays en voie de développement où il n’existe quasiment aucune réglementation en la matière. Il n’existe pas de données scientifiques démontrant que ces « traitements » sont sûrs. En effet, les protocoles et résultats associés aux techniques qu’on y pratique n’ont pas été publiés ni soumis à un examen indépendant.

Dans leurs activités de marketing direct auprès du public, ces cliniques utilisent un discours par trop optimiste qui ne s’appuie sur aucune donnée probante publiée ou examinée par des pairs.    De plus, mentionnons qu’aucun patient SLA ne s’est jamais remis de la maladie suite à un traitement par cellules souches offert sur le marché – même si bon nombre ont déboursé de leur poche pour défrayer les coûts de tels traitements. Il existe des raisons de penser que les patients ne reçoivent pas une information adéquate et suffisante au sujet de ces traitements, et qu’ils courent des risques inutiles.  Enfin, ces cliniques contribuent à créer des attentes chez le public qui dépassent les capacités actuelles de la science. La plupart des sites faisant la promotion de ces traitements par cellules souches ne font nulle mention des risques. Certains sites mentionnent bien les risques liés au geste médical ou d’autres effets, comme une fièvre non spécifique ou un picotement, mais en général, ils décrivent les cellules souches comment étant un traitement sûr et efficace pour soigner une multitude de maladies, dans un contexte d’utilisation clinique routinière. Or, ces pratiques n’ont pas fait l’objet d’essais cliniques en bonne et due forme afin de prouver leur efficacité, et sont susceptibles en outre d’entraîner de graves effets secondaires. Par exemple, certaines entreprises offrent des cellules souches prélevées à partir du cordon ombilical de fœtus avortés – sans pouvoir prouver de façon claire que cela profite aux patients. Et il n’existe aucune garantie quant à la compatibilité génétique ou à l’innocuité de la source sur le plan pathologique. Dans l’état actuel de la science, la séparation des populations cellulaires reste une tâche imparfaite-ment maîtrisée. Il est donc possible que les « thérapies » par cellules souches impliquent en fait l’administration de nombreux autres types de cellules. Toutefois, ni le public, ni la communauté scientifique ne sont informés de la nature des types cellulaires administrés aux patients. Le suivi reste rare, et les thérapies ne sont pas testées de concert avec un placebo.

Certains tests cliniques administrés couramment aux patients SLA (comme la mesure de la force musculaire, l’EMG et la mesure de la capacité vitale forcée) pourraient être employés pour évaluer l’efficacité des traitements. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le coût moyen d’une série de traitements selon l’information mentionnée sur les sites Web est de 21 500 $, ce qui exclut les frais de déplacement pour les patients et les soignants. On voit donc que ces établissements faisant leur réclame directement auprès du public sont dispendieux; et nous sommes d’avis que le fardeau financier pour les patients est injustifié compte tenu des risques et des bénéfices limités ou nuls qu’ils peuvent espérer en retirer.   La Société canadienne de la SLA appuie le droit de chaque personne à décider du traitement qu’elle souhaite suivre.

Toutefois, elle recommande fortement que toute personne songeant à se soumettre à un traitement alternatif discute des différents aspects de ce traitement avec son médecin avant de prendre une décision finale. Les professionnels de la SLA forment une communauté aux liens étroits qui se voue à la compréhension de la maladie et à la recherche d’un traitement. Les personnes vivant avec la maladie peuvent être assurées qu’elles ne manqueront pas le bateau si jamais une thérapeutique prometteuse voyait le jour, dans la mesure où elles sont suivies par une clinique ou restent en contact avec une association ou une société provinciale se vouant à la SLA. Pour obtenir une liste des cliniques de la SLA au Canada, prière de visiter le site CLINICS LIST

Méfiez-vous de ce qui suit!

- Affirmations s’appuyant sur des témoignages plutôt que sur des travaux cliniques attestés.

- Affirmations selon lesquelles de multiples maladies peuvent être traitées à l’aide des mêmes cellules.

- Manque de clarté de la documentation quant à la source des cellules ou à la manière dont le traitement sera effectué. - Affirmation selon lesquelles il n’existerait aucun risque ou danger. - Coût élevé du traitement ou coûts cachés; se rappeler qu’il n’est pas habituel de demander des frais aux patients pour faire partie d’un essai clinique. Si vous songez à suivre une thérapie par cellules souches, cherchez d’abord à savoir si des études précliniques ont été publiées, examinées et reproduites par des experts. Le fournisseur devrait détenir une approbation en provenance de comités indépendants et d’organismes de réglementation nationaux ou régionaux. Ceci vous donnera au moins l’assurance que les risques sont réduits au minimum et que les avantages potentiels de la thérapie en valent la peine. Ressources en ligne www.als.ca

— Site Web de la Société canadienne de la SLA. Vous y trouverez des nouvelles sur la recherche, ainsi qu’une version numérique des différents bulletins publiés par la Société. www.stemcellnetwork.ca

— Regroupant des universités, des intervenants de l’industrie, des organismes gouvernementaux et autres organismes, le Réseau de cellules souches fait en sorte que le Canada joue un rôle de leadership dans la recherche portant sur ce domaine. http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/15255.html

— Lignes directrices des IRSC sur la recherche portant sur les cellules souches. www.isscr.org

— International Society for Stem Cell Research (ISSCR). http://www.stemcellcentre.edu.au

— Australian Stem Cell Centre. clinicaltrial.gov/ct2/results?term=ALS

— Liste des essais cliniques liés à la SLA qui ont actuellement cours aux États-Unis. www.isscr.org/clinical_trans/pdfs/ISSCRPatientHandbook.pdf

— Guide à l’intention des patients sur les thérapies par cellules souches, publié par l’organisme ISSCRwww.mndassociation.org/research/ research_explained/stem_cells_and_mnd/index.html

— Page traitant de la maladie du motoneurone (SLA) et des cellules souches sur le site de la MND Association (R.-U.). www.treat-nmd.eu/patients/stemcells/stemcelltourism

— Un guide portant sur le « tourisme » associé aux traitements par cellules souches. news.bbc.co.uk/2/hi/health/4985230.stm

— Un article de la BBC dénonçant les faux traitements offerts par une clinique. news.bbc.co.uk/1/hi/health/4561933.stm

— Un article de la BBC portant sur les risques des traitements aux cellules souches. www.cbsnews.com/stories/2010/04/16/60minutes/main6402854.shtml?tag=mncol;lst;6

— Un reportage de l’émission 60 Minutes dénonçant une clinique mexicaine qui propose des traitements frauduleux à base de cellules souches aux patients SLA.

La SLA en France
Il existe peu de données épidémiologiques sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA) en France. Une étude dans le limousin montre sur une période de 12 ans a relevé 279 cas de SLA . Ce qui correspond à une incidence brute de 3,19 pour 100 000 personnes-années de suivi. La SLA débute en moyenne à l’âge de 70,8 ans et se caractérise par un sexe ratio global de 1,3, mais avec des différences selon les tranches d’âge. Le rapport nombre d’hommes/nombre de femmes est plus élevé chez les sujets les plus âgés (1,7 entre 65 et 75 ans et 1,9  au-delà) et plus faible chez les moins de 65 ans (1,1).
Il apparaît que l’incidence de la SLA dans notre pays se situe dans la fourchette haute de celle observée dans les pays occidentaux.

Triathlon

On a déjà parlé du risuqe de SLA en cas de sport intensif. Une nouvelle étude pourrait relancer l’intérêt de cette hypothèse. Elle a été réalisée en Israël, à partir des dossiers de 185 personnes souffrant de SLA. L’attention des médecins a été attirée par le fait que parmi ces patients figurent 2,7 pour cent de triathlètes, soit bien plus que la moyenne retrouvée dans la population générale qui est de 0,17 pour cent de triathlètes, traduisant, pour ces sportifs, un risque 16 fois plus élevé de développer une SLA. Les triathlètes souffrant de SLA présentent quelques particularités par rapport aux autres malades : ils sont plus jeunes et souffrent plus souvent que les autres d’une atteinte du bulbe rachidien , ce qui selon les chercheurs met à bas l’hypothèse de la responsabilité des traumatismes crâniens ou cervicaux.
Malgré ces résultats, le nombre relativement limité de patients inclus dans l'étude fait que d’autres recherches paraissent nécessaires auprès des triathlètes afin de confirmer ou non cette relation entre ce sport très exigeant et la SLA.
oméga3
En leur qualité de neuroprotecteurs, les oméga-3 ont possiblement un effet préventif contre la maladie de Charcot, révèle l’équipe d’Alberto Ascherio, de la Harvard School of Public Health de Boston (Massachusetts). Menée sur 5 grandes cohortes américaines, soit plus d’un million de personnes, leur étude montre que le risque est diminué de 34% chez celles en consommant le plus par rapport à celles en consommant le moins.
L’effet s’observe principalement avec l’acide alpha-linolénique (-27%) et avec les oméga-3 issus du poisson (-16%). Les chercheurs n’ont en revanche noté aucun effet significatif pour les oméga-6, autres types d’acides gras insaturés à longue chaîne.
Selon les auteurs, il serait désormais intéressant de déterminer l’effet des oméga-3 chez les patients atteints de SLA. Non pas dans le but de guérir cette maladie, à ce jour incurable, mais peut-être d’en ralentir un peu la progression ou d’en alléger les symptômes.
De manière inattendue, une étude avait montré une accélération de la maladie chez des souris traitées par oméga-3, ce qui avait conduit ses auteurs, par précaution, à conseiller «la plus grande vigilance» aux patients.

01.10.14

Il existe un regroupement en région des centres de prise en charge de la SLA

ALSACE
CHU STRASBOURG-HAUTEPIERRE

Département de Neurologie
1 avenue Molière
67098 STRASBOURG
Tél.: 03-88-12-85-84
Fax: 03 88 11 52 60
Pr Christine Tranchant
Dr Marie Céline Fleury

AQUITAINE
CHU DE BORDEAUX

CHU PELLEGRIN - Tripode 10ème Aile 3
Place Amélie Raba-Léon
33076 BORDEAUX Cédex
Tél.: 05 57 82 12 35 / 05 57 82 13 70
Fax: 05 57 82 13 71
E-mail: bertrand.loubiere@chu-bordeaux.fr
Pr Gwendal Le Masson
Dr Anne-Cécile WIELANEK-BACHELET

AUVERGNE
CHU DE CLERMONT-FERRAND

58 rue Montalembert
63003 Clermont-Ferrand cedex 1
Tél.: 04 73 75 07 50
Pr Pierre Clavelou
Dr Nathalie Guy

BASSE-NORMANDIE
CHU DE CAEN

Neurologie Vastel
avenue de la Côte de Nacre
14032 Caen cedex
Tél.: 02 31 06 46 24
Pr. Fausto Viader
Dr L. Carluer

BOURGOGNE
CENTRE SLA BOURGOGNE

Labo. d'exploration du Système nerveux
Hôpital général
3 rue du Faubourg Raines BP 1519
21033 Dijon cedex
Tél.: 03 80 29 51 31
Fax: 03 80 29 33 15
Dr Aurélie Catteau
Pr Maurice Giroud
Dr Dominique Audry
Dr Pierre Gras

BRETAGNE
CENTRE HOSPITALIER DE SAINT-BRIEUC

Service Neurologie 1
Consultation spécialisée SLA
rue Marcel Proust
22027 Saint-Brieuc cedex 1
Tél.: 02 96 01 71 92
Dr Alain Furby

CENTRE
CHU DE TOURS

Hôpital Bretonneau
2 bd Tonnelé
37044 Tours cedex 01
Tél.: 02 47 47 37 24
Fax: +33218370809
E-mail: corcia@med.univ-tours.fr
Pr Philippe Corcia

LANGUEDOC-ROUSSILLON
CHU DE MONTPELLIER

Hôpital Gui de Chauliac
Clinique du Motoneurone, Service de Neurologie
80 av. Augustin Fliche
34295 Montpellier cedex 05
Tél.: 04 67 33 02 81
Fax: 04 67 33 61 00
E-mail: gdc-sla@chu-montpellier.fr
Pr. William Camu
Dr. Raul Juntas-Morales
Dr. Nicolas Pageot

LIMOUSIN
CHU DUPUYTREN

service de Neurologie - Centre S.L.A
2 avenue Martin Luther King
87042 Limoges cedex
Tél.: 05 55 05 65 59
Fax: 05 55 05 65 67
Professeur Philippe Couratier
Docteur Blerta NICOLAUD
Madame MACHAT (Infirmière coordinatrice)
Mademoiselle NICOL (Attachée de Recherche Clinique)
Mademoiselle CHOULY (Neuropsychologue)
Madame LEONARD (Secrétaire)

LORRAINE
CHRU DE NANCY

Hôpital Central
Service de neurologie (Pr Vespignani)
29 av. du Maréchal de Lattre de Tassigny
54035 Nancy cedex
Tél.: 03 83 85 12 75
Pr Marc Debouverie
Dr Sophie Pittion-Vouyovitch
Dr Sarah Louis

MIDI-PYRÉNÉES
CHU TOULOUSE-RANGUEIL

Service de Neurologie et d'Explorations Fonctionnelles Neurologiques
1 avenue Jean Poulhès
TSA 50032
31059 Toulouse cedex 9
Tél.: 05 61 32 32 96
Pr. Géraud
Dr Marie-Christine Arne-Bes
Dr Pascal Cintas

NORD-PAS-DE-CALAIS
CHU DE LILLE

Hôpital Roger Salengro
Clinique Neurologique, Neurologie A
2 av. Oscar Lambert
59037 Lille cedex
Tél.: 03 20 44 67 51 / 03 20 44 62 43
Fax: 03 20 44 66 80
E-mail: m-khireddine@chru-lille.fr / brunaud-danel@chru-lille.fr
Pr. Alain Destee
Dr Véronique Danel-Brunaud
correspondance à adresser à
Mme KHIREDDINE
secrétariat du Centre SLA,

PAYS-DE-LA-LOIRE
CHU D'ANGERS

Service Neurologie Larrey - Centre SLA
4 rue Larrey
49933 ANGERS cedex 9
Tél.: 02.41.35.59.58 / 02.41.35.59.31
Fax: 02.41.35.51.18
Dr Dominique MAUGIN
Dr Vivien PAUTOT
Dr Julien CASSEREAU
PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR
CHU DE MARSEILLE

Hôpital de la Timone
Neurologie
264 rue Saint Pierre
13385 Marseille cedex 05
Tél.: 04 91 38 65 79
Pr. Jean Pouget
Dr Annie Verschuren

CHU DE NICE

Hôpital l'Archet 1 - Service MPR-CRMN
151 Route de Saint Antoine de Ginestière
CS 23079
06202 Nice cedex 03
Tél.: 04 92 03 55 04 / 04 92 03 55 05
Fax: 04 92 03 58 91
Pr Desnuelle
Dr Soriani

RHÔNE-ALPES
CHU DE LYON

Hôptal Neurologique P. Wertheimer
Electro-myographie et pathologies neuromusculaires, Neurologie C
59 bd Pinel
69500 Bron
Tél.: 04 72 11 90 65
Pr. Emmanuel Broussolle
Dr Christophe Vial
Dr Nadia Vandenberghe
Dr Françoise Bouhour
Dr Emilien Bernard

CHU DE SAINT-ETIENNE

Service de Neurologie – Bâtiment A.
Hôpital Nord
42055 Saint-Etienne cedex 02
Tél.: 04 77 12 78 05
Fax: 04 77 12 05 43
E-mail: neurologie.s3@chu-st-etienne.fr
Pr. Jean-Christophe Antoine
Dr. Jean-Philippe Camdessanché

ÎLE-DE-FRANCE
CENTRE SLA IDF

Hôpital de la Pitié Salpêtrière
Fédération des Maladies du Système Nerveux
Bâtiment Paul Castaigne, 47-83 bd de l'Hôpital
75651 Paris cedex 13
Tél.: 01 42 16 24 75
Pr. Vincent Meininger
Tél : 01 42 16 24 75
Dr François Salachas
Tél : 01 42 16 24 72
Dr Pierre-François Pradat
Tél : 01 42 16 24 71
Dr Gaëlle Bruneteau
Tél : 01 42 16 24 71
Dr Nadine Le Forestier
Tél : 01 42 16 24 61

 

01.08.14

La pratique d’une activité sportive ou d’une activité physique intense est elle un facteur de risque de la SLA ?
Depuis lontemps une activité physique intensive a été accusée de favorisée la SLA : nombreux sportifs, joueurs de football, joueur de base Ball et même des musiciens.
De très nombreuses études ont été faites. En raison de grande difficulté de méthode, aucune étude ne permet de prouver ce risque. L’activité physique et ou sportive n’est pas en soi un facteur de risque de la SLA mais un facteur qui pourrait interagir avec un déterminisme génétique. Il reste à trouver ce ou ces facteurs de susceptibilité génétique protecteurs ou au contraire délétères pour mieux analyser les liens entre l’activation des motoneurones par l’activité physique et leur capacité à ou à ne pas dégénérer.

 

01.07.14

Maladies associées. (texte assez technique)

Comme nous l’avons déjà écrit, il existe un continuum net entre la SLA et la dégénérescence fronto temporale (DFT) car dans chacune de ces pathologies, le patient présente parfois une part des troubles de l’autre.

Certaines dégénérescences fronto temporales (DFT) sont des Taupathies (la protéine Tau est caractéristique des maladies d’Alzheimer), dans ce cas elles n’ont pas de signe de SLA.

Les SLA en rapport avec le gêne SOD1 n’ont pas de signe de DFT

En cas d’association des ces deux maladies il est retrouvé des lésions ubiquitine positives (TDP 43, Fus)

C90RF72 : il s’agit d’une mutation génétique retrouvé dans 25% des DFT familiales, 40% des SLA familiales, 65% des associations DFT/SLA familiales, 12% associations DFT/SLA non familiales des et 7% des SLA non familiales. Dans ces associations cliniques, d‘autres signes neurologiques sont fréquents : type parkinson, atteinte oculomotrice, mémoire, hallucination.

D’autres anomalies génétiques ont été mise en évidence donc certaines peuvent être responsables non seulement de DFT mais aussi de myosite et maladie de Paget. Les arbres généalogiques vont devenir compliqués !!

Réponse de la Commission Nationale d’Évaluation des Dispositifs Médicaux et des
Technologies de Santé du 09 04 13 concernant les stimulateurs phéniques intradiaphragmatiques. Cette commission a estimé que le Service Attendu est insuffisant pour la modification des conditions d’inscription sur la liste des Produits et Prestations et prévue à l’article L.165-1 du code de la sécurité sociale.

 

01.05.14

Une alimentation riche en sucre peut-elle aider à lutter contre la sclérose latérale amyotrophique ?
De précédentes études avaient déjà démontré qu'une obésité légère était associée à une plus grande survie chez les patients atteints de cette maladie, et qu'une alimentation riche en calories augmentait la survie de souris génétiquement modifiées.
Des volontaires présentant une SLA ont été nourris de cette manière pendant 4 mois et ont été suivis médicalement pendant 5 mois. Les chercheurs ont constaté que le régime riche en glucides a entraîné moins d'effets indésirables, et qu'aucun décès n'est survenu dans ce groupe alors que 3 bénévoles témoins sont morts.

01.04.14


Dans deux communes d’Isère et de Savoie il a été constaté une fréquence très élevée de SLA. L’environnement des habitants a été étudié mais aucune réponse claire  n’existe à ce jour. Aucun élément ne permet de tirer des conclusions, ni établir des liens entre les cas dans les deux villes. En revanche, ce qui est sur c’est que n’est pas génétique. Rien ne prouve que la cause soit la même dans les deux villes et des facteurs environnementaux sont fortement suspectés.
Sur l’île de Guam, Les études ont permis d’isoler une toxine à l’origine de la maladie sur l’île. Cette dernière se trouvait dans un aliment consommé par les insulaires, une sorte de noix. Les chercheurs recherchent une toxine dans les cas francais.

01.03.

Travaux très préliminaires : la transplantation intramusculaire de cellules souches mésenchymateuses HMSC chez le rat a été utilisé en tant que "cheval de Troie" pour fournir des facteurs de croissance aux extrémités neuronales et aux muscles squelettiques . Les cellules ont survécu dans le muscle, le nombre de connexions a augmenté. En outre, la transplantation intramusculaire améliore la perte des neurones moteurs de la moelle épinière qui se connectent avec les muscles du membre recevant les greffes. HMSC-GDNF a considérablement retardé la progression de la maladie, l’accroissement global de la durée de vie d’un maximum de 28 jours, qui est l’un des plus grands effets sur la survie .

Premier essais humains 2013 : Une étude israélienne encore en cours évalue leur potentiel chez 24 patients atteints de SLA, sachant que l’innocuité de l’administration IM ou intrathécale (IT) de HMSC a déjà été établie lors d’une étude précédente du même groupe. Les résultats du suivi de 12 patients pendant 6 mois (6 SLA précoce et 6 SLA avancée) montrent l’innocuité à court terme de la transplantation IM ou IT de CSM-FNT et sont indicatifs de premiers bénéfices cliniques, avec des améliorations significatives sur la progression clinique et sur la fonction respiratoire.


01.02.14

Proteine et maladie neuro dégénérative.

La maladie d’Alzheiner est une taupathie : maladie d’une proteine Tau, la maladie de parkinson est une synclunéopathie : maladie de la proteine synucléine.
Dans la SLA la proteine défaillante est l’ubiquitine. l'origine de la SLA résiderait en fait dans l’incapacité des neurones à recycler des protéines. Cela empêcherait ces cellules du système nerveux central de se réparer ou de s’entretenir correctement. D'après les chercheurs, cette défaillance concernerait alors toutes les formes de la maladie, héréditaires (comme 5 à 10 % des cas seulement) ou pas, mais également certaines formes associées à une démence fronto-temporale . L'ubiquitine 2 est normalement chargée d'aider au recyclage des protéines endommagées ou mal repliées. Un processus essentiel dans le fonctionnement cellulaire. Or, les chercheurs ont identifié des mutations génétiques du gène UBQLN2, dans les formes familiales de SLA et dans d'autres cas associés à une démence. Des modifications qui expliqueraient la défaillance de la protéine et son manque d'efficacité dans le recyclage protéinique .

01.01.14

Crise migraineuse sévère : en associant au traitement classique de crise de la cortisone sous forme de dexaméthasone intra veineuse de 10 à 24 mg, il existe une diminution du risque de rechute de la crises dans les heures qui suivent dans un cas sur neuf. Pas d’effets secondaires notables mais en raison de l’efficacité fréquente sur des céphalées d’autres causes, en particulier des céphalées secondaires, l’emploi de cortisone dans le traitement de la migraine sévère ne parait pas judicieux devant le risque d’erreur diagnostic.

Une Hypoperfusion (moins de débit sanguin) dans la région postérieure du cerveau a déjà été démontré dans les migraines avec aura mais des travaux de 2008 (Gilles Géraud CHU de Toulouse) ont montré des phénomènes similaires dans les migraines sans aura.

Traitements de fond dans les formes dites bénignes
De nombreux arguments plaident en faveur d’un traitement lorsque de nouvelles plaques apparaissent, lorsqu’il existe une prise de contraste, ou si l’EDSS atteint deux à trois.
Ne jamais oublier que le patient doit être traité pour ce qu’il risque d’être ;

 

 

1.12.13

 

Annonce de la Société canadienne de la SLA des résultats de la recherche sur le dexpramipexole
Aujourd’hui, Biogen Idec a rapporté les résultats d’un essai de phase 3 étudiant l’effet du dexpramipexole (dex) chez les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA). La société a révélé que l’essai n’a pas réussi à démontrer un ralentissement du déclin fonctionnel, ni une amélioration de la survie des patients, ni l’efficacité du médicament. Sur le fondement de ces résultats, la société a choisi de ne plus exploiter le dexpramipexole pour le traitement de la SLA.

 

1.11.13


Une technique qui pourrait aider : L'insuffisance respiratoire est l'une des principales complications de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). La recherche d'approches alternatives pour le traitement de l'insuffisance respiratoire a conduit à cette étude, et l'approbation par la FDA de stimulation du diaphragme pour une utilisation chez les patients SLA.
Dans l'ensemble, les chercheurs ont constaté que la stimulation du diaphragme dans une meilleure qualité de vie, avec un meilleur sommeil et le fonctionnement diurne mieux, une meilleure respiration et moins de fatigue. Elle peut retarder ou diminuer la ventilation mécanique non invasive ou invasive de quelques mois.
Les données confirment également les résultats publiés antérieurement qui suggèrent que la stimulation du diaphragme améliore le sommeil chez les patients SLA.

 

01.10.13

Un essai d’injection de cellules souches prélevées sur le cordon ombilical et injecté dans les racines nerveuses motrices à leur émergence de la moelle. Une culture de cellules a été faite à partir des cellules prélevées sur le cordon ombilical.
Des essais ont été effectués, et pour l’instant pas de réponse scientifique réelle, uniquement un témoignage de patient décrivant une amélioration de la force motrice et une amélioration de la voix. Cette étude a été fait en Colombie, la culture de cellules souches étant interdites aux états unis.
Il ne s’agit que d’une piste de recherche et pas d’un traitement applicable actuellement.

 

01.09.13

 

Article du Pr PRADAT sur internet
La découverte d’un nouveau gène impliqué dans des formes familiales de SLA est une découverte d’importance majeure.
C’est la bonne nouvelle qui vient d’être rapportée dans la prestigieuse revue Science. Elle provient de travaux réalisée par deux laboratoires indépendants qui ont démontré que des mutations d’un gène appelé FUS/TLS situé sur le chromosome 16 étaient responsables de certaines formes familiales rares de SLA. Les mécanismes biologiques responsables du déclenchement de la maladie ne sont pas encore clairement établis mais on peut déjà émettre deux hypothèses (cf figure 1 ci-dessous).

 

 

 

On sait déjà que cette protéine s’accumule anormalement dans les motoneurones. Une première hypothèse serait de considérer que ces dépôts anormaux de protéines (on parle d’agrégats), « étouffent » les motoneurones et empêchent ainsi leur fonctionnement normal.

Une deuxième hypothèse est de considérer que les mutations perturbent les propriétés normales de la protéine FUS/TLS. Cette protéine a un rôle déterminant dans le fonctionnement cellulaire puisqu’elle intervient dans la production des ARN (les molécules qui permettent à l’information contenue dans l’ADN d’être traduite en protéines). Il est intriguant de constater qu’elle partage ce rôle avec une autre protéine, la protéine TDP-43, qui a justement été également récemment impliquée dans d’autres formes familiales de SLA.

 

01.07.13

Vitamine D : il semble qu’un déficit sévère en vitamine D entraîne une évolution beaucoup plus rapide de la maladie.

Injection de cellules souches dans la moelle épinière : les résultats de faisabilité montre l’absence de complication chirurgicales, n’entraînent pas de lésions de la moelle, l’injection est efficace mais pour l’instant impossible de savoir.

01.06.13

NP001 : Neuraltus Pharmaceuticals, une société biopharmaceutique privée qui développe nt de nouvelles thérapies pour les troubles neurologiques rares, a annoncé aujourd'hui les premiers résultats de la phase 2 de l'étude clinique de NP001 chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique. Les résultats d'efficacité de l'étude ont montré des tendances positives dans le ralentissement du taux de progression de la maladie, allant de 13 à 19% dans de multiples paramètres, bien que ces paramètres prédéfinis n'ont pas atteint la signification statistique. Surtout, selon une analyse post-hoc, un pourcentage élevé de patients recevant NP001 a connu un coup d'arrêt dans la progression de la maladie qui a atteint la signification statistique . En outre, NP001 est bien toléré. Sur la base de ces résultats, et après une réunion avec la FDA, Neuraltus prévoit un programme clinique de phase 3 qui devrait commencer au cours du second semestre 2013.

Vitamine D : un déficit sévère en vitamine D est en faveur d’une maladie qui évolue 6 fois plus vite. Résultats à confirmer par une étude prospective.

 

01.05.13

L’emploi du Fingolimod dans la sclérose en plaques a mis en évidence une diminution importante de la perte de volume cérébral (ralentissement de l’atrophie cérébrale). Ces résultats encourageants ont permis de débuter une étude de phase II pour tester l'innocuité et la tolérance de Gilénya chez les patients atteints de SLA.

01.04.13

Proteine TDP 43

Les lésions du système nerveux dans la SLA sont caractérisées par une accumulation anormale de protéines insolubles et déformées dans les motoneurones (neurones de la commande motrice) qui dégénèrent.. Ces protéines spécifiques sont ubiquitines positives. L'ubiquitine est une protéine de 76 acides aminés servant, elle-même, de marqueur de protéines à éliminer. Elle est ainsi appelée parce qu'elle est localisée dans tous les compartiments subcellulaires de toutes les cellules des organismes, elle est ainsi dite ubiquitaire. Une protéine ainsi marquée a pour rôle d’être éliminée mais elle peut s'accumuler et provoquer une maladie, dans le cas de la SLA, cela se produit dans les neurones moteurs.


Les récents progrès de la recherche ont identifié une protéine ubiquitine qui se trouve dans la majorité des cas de SLA. Dans les cellules nerveuses saines cette protéine, appelée TDP-43, est généralement localisée dans le noyau. Le noyau est l'endroit où la cellule emmagasine l'information nécessaire pour fabriquer les protéines nécessaires à la fonction normale des cellules. Cependant, dans les cellules nerveuses touchées, TDP-43 ne se trouve que dans le cytoplasme. Le cytoplasme est situé à l'extérieur du noyau et est le site principal de l'activité chimique dans la cellule. En outre, des études biochimiques ont montré des variantes anormales de la protéine TDP 43. L'accumulation anormale de protéine TDP-43 dans cette zone de la cellule est suspect de provoquer une perte de la fonction cellulaire.


TDP-43 est également une protéine majeure dans une autre affection neuro dégénérative connue sous le nom de démence fronto temporale (DFT). De nouvelles recherches sur la TDP-43 montrent qu’elle est directement impliquée dans le développement de la SLA et à la fois dans la DFT. Avant la découverte de TDP-43, on savait que environ 15% des personnes atteintes de SLA ont aussi un diagnostic clinique de démence fronto temporale. En raison de la découverte de la protéine TDP-43 dans la DFT et dans la SLA ,ces maladies sont maintenant reconnues comme représentant des manifestations différentes de l'évolution de la maladie et même sont considérés comme appartenant à une nouvelle classe biochimique de maladie neuro dégénérative connue sous le nom protéinopathie TDP-43.


Il y a deux variantes notables de la SLA : familiale et sporadique: La majorité des patients atteints de SLA sont des cas sporadiques. Cependant, un faible pourcentage de personnes atteintes de SLA ont un autre membre de la famille touché. Il existe des similitudes dans l'évolution clinique et dans les résultats pathologiques de la SLA sporadique et familiale .ce qui conduit à la théorie selon laquelle l'investigation de formes familiales de la SLA va révéler les mécanismes de la maladie des SLA même sporadiques. Auparavant, un seul gène, connu sous le nom SOD1, a été associé à une proportion importante de SLA familiale. Par conséquent, une grande partie de la recherche de la SLA a mis l'accent sur les propriétés des mutations SOD1, et les connaissances récoltées à partir de ces études va fortement influencer le développement de médicaments thérapeutiques pour la SLA.


Les Études sur la génétique de la SLA ont montré qu'environ 20% des cas de SLA familiale sont dues à des mutations SOD1, .Hors l’anomalie TDP-43 n'est pas présente dans les cas de SLA avec mutations SOD1, ce qui suggère que la SOD1 liées à la SLA et la SLA sporadiques ne sont pas causées par les mêmes mécanismes. Cependant l’anomalie TDP-43 est présente dans les formes familiales de la SLA qui n’ont pas la mutation SOD1, ce qui suggère que quelques cas familiaux et sporadiques de SLA sont causés par des mécanismes similaires.

01.02.13

Les résultats de l’étude phase III dexpramipexole chez les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA). L'étude n’a montré aucune efficacité concernant la survie ainsi que sur tous les paramètres secondaires. Une analyse plus poussée de plusieurs sous populations n’a pas pu démontré l'efficacité de ces groupes.

NCT01281631 est une phase 2 randomisé, en double aveugle, contrôlée par placebo, multicentrique, de NP001 chez les sujets atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Le numéro d'identification étude est NP001-10-0020.

NP001 Neuraltus Pharmaceuticals, une société biopharmaceutique privée qui développe de nouvelles thérapies pour les troubles neurologiques rares, a annoncé aujourd'hui les premiers résultats de la phase 2 NP001 dans la SLA. Les résultats ont montré une tendance positive dans le ralentissement de la progression de la maladie, allant de 13 à 19% de bénéfice clinique, En outre, NP001 a été bien toléré. Sur la base de ces résultats, et après une réunion avec la FDA, Neuraltus est la planification d'un programme clinique de phase 3 qui devrait commencer au cours du second semestre de 2013.

 

01.01.13

La surexpression de la protéine Nogo-A dans le muscle des patients souffrant de SLA constitue un marqueur prometteur, mais sa valeur pour le diagnostic de la maladie nécessite d’être évaluée par d’autres études. En dehors des formes familiales où le gène causal a été identifié, il n’existe pas de marqueur spécifique de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Les résultats de l'étude de phase II du NP001, (un médicament ciblant l'inflammation causée par les cellules immunitaires) ne montre pas de ralentissement significatif de la progression de la maladie. Cependant, l'analyse approfondie a révélé qu'un sous-ensemble des personnes qui prennent NP001 A connu une arrêt complet de la progression de la maladie par rapport aux témoins sur une période de six mois. NP001 n’a montré aucun effet indésirable significatif. Ces résultats ont conduit à planifier un essai de phase III pour le second semestre de 2013.

Le vieillissement est quelque chose que nous avons tous en commun. Au cours de la dernière décennie, des percées considérables ont été accompli dans la compréhension scientifique des mécanismes qui contrôlent le vieillissement. Depuis près d'un siècle, les scientifiques savent que la régulation du métabolisme et de la production d'énergie par la restriction alimentaire pourrait prolonger la durée de vie de diverses espèces, y compris une étude de 20 ans chez le singe rhésus signalés en 2009. Comme les maladies neurodégénératives sont souvent classées comme des maladies du vieillissement, il est communément admis que le ralentissement duvieillissement aurait des effets positifs sur la santé neuronale.

 

01.12.12

Les péricytes sont des cellules localisées au niveau de la lame basale de l’endothélium des capillaires qu’elles entourent par de longs prolongements circonférentiels et cytoplasmiques. Elles existent au niveau du cerveau et auraient la capacité à être transformées en neurones. Ce processus pourrait permettre de restaurer certaines lésions neurologiques.
Il n’y aurait pas que les cellules souches qui puissent se transformer en neurones.

Cause possible de la mort cellulaire dans la SLA : dans la mort des neurones moteurs, les mitochondries sont impliquées dans la SLA. Deux nouveaux gènes, vap-b (vesicle associated proteine) et senataxin, ont été récemment associés à des formes familiales de la SLA et d’amyotrophie spinale infantile. La protéine liée à VAP joue un rôle dans le fonctionnement de la synapse, son manque entraîne une mort cellulaire.MSP (proteine majeure de sperme) est impliquée dans la sclérose latérale amyotrophique et l'amyotrophie spinale, mais sa fonction dans le système nerveux n'est pas bien comprise. vMSPs sécrétées par les neurones agissent sur des récepteurs du muscle strié Ces récepteurs influencent l'emplacement et le fonctionnement des mitochondries dans la cellule, en contribuant à stabiliser le muscle.
Une nouvelle mutation génétique pourrait être en rapport avec la mort des neurones et des cellules musculaires, la protéine MSP agit sur des récepteurs musculaires et permet le bon fonctionnement des mitochondries, sa carence les perturbe.

Passer la barrière : une des grandes causes des échecs d’essais thérapeutique est la barrière hémato encéphalique, c'est-à-dire le passage du sang au cerveau, interdisant le passage de grosses molécules et donc de traitements potentiels. Des recherches sur les transporteurs trans. Membranaires sont à faire.

 

11.11.12

Biogen Idec annonce avoir conclu une collaboration de recherche avec des instituts universitaires et de recherche pour séquencer le génome de jusqu'à 1.000 patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) en vue de mieux comprendre les causes génétiques profondes de cette maladie.

Conformément aux dispositions des accords, Biogen Idec financera le projet . Les chercheurs séquenceront le génome d'environ 500 patients atteints de SLA au cours des deux prochaines années, avec pour objectif final de séquencer 1.000 génomes de SLA en cinq ans. « L'initiative pourrait ouvrir la voie à la découverte de nouveaux traitements contre cette maladie neurodégénérative  », assure la société biotechnologique.

Résumé : l’analyse du génome de patients porteur de SLA sera fait afin d’en comprendre la génétique.

Angiogénine : protéine à rôle neuro protecteur. L’analyse des structures 3D de 11 versions mutantes de l'angiogénine a été faite pour déterminer quelles sont les mutations qui modifient la structure de la partie active de la molécule et perturbent son fonctionnement. Certaines mutations de la protéine empêchent le transport cellulaire de la protéine avec la production de granules de stress, système de défense naturel du neurone contre le stress causé par les niveaux d'oxygène faibles.

Résumé : découverte d’une protéine neuro protectrice dont certaines modifications lors de sa mutation perturberait son transport cellulaire.

01.10.2012

Suppléance nutritionnelle

La prise en charge de la SLA nécessite une coordination entre tous les intervenants. La surveillance de l’état nutritionnel du patient est importante car on connaît l’importance de celle-ci sur la survie des patients. Plusieurs éléments sont responsables du risque de dénutrition : le premier est en rapport avec l’atteinte bulbaire mais aussi la fatigue et le déficit moteur limite l’alimentation, l’état dépressif aussi et enfin un hyper métabolisme fréquent dans cette maladie, en particulier si il existe une insuffisance respiratoire.

La surveillance se fait sur la courbe de poids, l’index de masse corporelle (P/T2) qui doit être supérieur à 18. La durée du repas doit être inférieure à 45 minutes et les fausses routes surveillées.

En premier analyse avec les orthophonistes avec un travail sur la synchronisation de la déglutition. Un peu plus tard il faudra adapter l’alimentation en travaillant sur les textures, la limitation de la mastication, un augmentation du rapport en protéine.

Si le patient a perdu 5% de son poids ou 10% de sa masse grasse sur six mois il fautenvisager une alimentation « palliative ».

L’alimentation par sonde nasale est rapidement inconfortable. L’idéal est la pose d’une sonde de gastrostomie. La pose percutanée avec endoscopie ne peut être réalisée que si l’insuffisance respiratoire n’est pas importante. Dans le cas contraire la pose peut se faire par voie radiologique qui ne nécessite pas de sédation.

1.09.2012

1.09.2012
Recherche : Avec l'aide de biopsies de peau de départ trois patients acteurs de SLA dans les années 50 et porteurs d'une malformation congénitale dans un gène codant pour la SLA , des cultures de cellules nerveuses motrices ont été faites

Ces cellules artificielles ont les mêmes caractéristiques que les neurones moteurs de nombreux patients atteints de SLA. Elle sont plus enclintes à mourir quand elles sont exposées à un stress qui induit des effets du vieillissement.
Il s’agit d’une base de travail permettant de nombreux essais thérapeutiques.

01.07.12

Technique de drainage bronchique au cours de la SLA

Les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique sont exposés aux risques d’encombrement bronchique en raison de la faiblesse d’expectoration et des troubles de la déglutition avec fausses routes associées. La ventilation mécanique non invasive augmente le risque de survie des patients atteints de SLA mais l’encombrement bronchique est une des causes majeures d’infection respiratoire aiguë, susceptible d’entraîner des situations d’urgence qu’il faut anticiper. En effet un patient peut avoir déclaré à son médecin le refus d’une ventilation invasive.

Réflexe de toux normal : il comporte quatre temps : une inspiration, une fermeture de la glotte, une contraction musculaire thoracique et abdominale entraînant une surpression pleurale, un écartement des cordes vocales augmentant le débit. L’intégrité de ce système est essentielle et la déficience de ces trois groupes musculaires au cours de la SLA explique que ces patients soient exposés à l’encombrement bronchique.

Drainage : certains paramètres sont prédictifs de la nécessité du drainage bronchique : débit de pointe inférieur à 270 l/mn, une pression expiratoire inférieure à 45 cm d’eau et une pression gastrique à la tous inférieur à 50 cm d’eau.

Les techniques :
*L’aspiration oropharyngée à l’aide d’un cathéter (désagréable)
*Les techniques manuelles : postures, vibrations, aide à l’expiration accéléré
*Ventilation avec percussion à haute fréquence (appareil percussionnaire)
*Drainages bronchiques par pressions manuelles thoraciques externes : succession d’inspirations spontanées ou d’insufflations mécaniques non entrecoupées d’expiration. L’expiration de ce grand volume expiratoire va être favorisée par l’élasticité pulmonaire et thoracique, aidée par des pressions thoraciques manuelles. En cas de difficulté inspiratoire en particulier « glosso pharyngée », le patient peut être aidée par un insufflateur ou masque nasal en cas de préhension buccale faible.
* exsufflateur mécanique : succession d’insufflations et d’exsufflations brutales entraînant une toux, contre indiquée en cas de troubles bulbaires car risque de collapsus des voies aeriennes
* la fibroscopie bronchique avec aspiration.

 

15.06.12

Perte d'une protéine associée à un trouble mitochondrial pouvant être une cause de la SLA.
Un facteur de type hormonal, une protéine VAP (major sperme protéines) est impliquée dans la SLA (sclérose latérale amyotrophique) et dans l'atrophie musculaire spinale . Cette protéine joue un rôle sur la mobilité des spermatozoïdes et agit comme hormone sur les cellules germinales femelles, elle joue un rôle dans la production d’énergie dans le muscle squelettique en partie par la régulation de l'organisation de la mitochondrie (la source d'énergie des cellules) .
Récemment, des mutations de VAP humaine ont été observées dans la forme familiale de la SLA, mais le mécanisme reste un mystère .
Des travaux récents ont montré que des niveaux réduits de VAP peuvent être un défaut initial qui sous-tend le développement de la SLA. Une diminution des taux de la protéine a également montré une corrélation avec la progression de la maladie chez les souris SOD1 de SLA, et ont été observées dans les tissus post-mortem prélevés chez des personnes avec des SLA non génétiques. Pris dans leur ensemble, régulation des protéines VAPB (y compris la réglementation protéine MSP) peut jouer un rôle clé dans le processus pathologique de la SLA. Le blocage d’activation de cette protéine pourrait permettre une amélioration de la mobilité et réduire la dégénérescence des motoneurones.

01.06.12

Ventilation non invasive et alimentation par sonde gastrique par voie per cutanée
Il est souhaitable de définir les soins palliatifs ayant un impact en termes de survie et sur l'état fonctionnel. L’hypoventilation alvéolaire contribue probablement à la malnutrition (un facteur pronostique indépendant relatif à la survie). Les stratégies d’aide au fonctionnement des voies respiratoires et nutritionnelles sont connues pour améliorer la qualité de vie et peut-être la survie. Néanmoins l’impact réel sur le résultat nutritionnel et respiratoire doit être évalué pour orienter les stratégies.

Méthodes : L'impact de la ventilation non invasive (VNI) et de la nutrition par l'alimentation par gastrostomie percutanée a été étudiée respectivement sur les paramètres respiratoires (gaz du sang et des tests de fonction pulmonaire) et nutritionnel (poids, indice de masse corporelle et le pourcentage la perte de poids) ainsi que le résultat fonctionnel au cours de la maladie. Cette analyse a été réalisée chez les patients atteints de SLA . Tous les patients ont été suivis dans un centre SLA et les données ont été recueillies par observation dans une base de données pendant 24 mois de suivi
Résultats : Ces techniques ne modifient pas l’espérance de vie mais néanmoins, même les patients présentant un profil rapide de l'évolution bénéficient de manière plus efficace que d'autres, de ces techniques d’aide.

CONCLUSIONS : La VNI est un enjeu majeur des soins palliatifs, ce qui contribue peut-être en à l'amélioration de l'état nutritionnel. Un meilleur impact sur l'état fonctionnel est obtenu par la combinaison des soins palliatifs respiratoire et nutritionnel.

 

15.05.12


Rilutek
Tous les experts de la SLA ne sont pas d'accord sur l’efficacité relative du médicament. En fait, c'est le point de vue du verre à moitié plein ou à moitié vide. Le Riluzole est frustrant parce que ce n'est pas un médicament parfait et parce qu'il n'arrête pas la progression de la maladie. Mais, en résumé, la plupart des spécialistes le recommandent et sont donc dans le camp du verre à moitié plein. le Riluzole est peu toxique et efficace pour ralentir la progression de la maladie et doit être offert à tous les patients.
Plusieurs études établies ces dernières années indiquent que la survie offerte par le Riluzole pourrait en fait être
plus importante. Il semblerait également que la prise du médicament dès le diagnostic est bénéfique. En plus de l'extension modeste de survie qu'offre le Riluzole, certaines personnes trouvent un meilleur confort de vie. 50% et 75% des patients atteints de SLA prennent du Riluzole.

01.05.12

Le syndrome de Kennedy ou amyotrophie bulbo spinale est une maladie génétique liée au chromosome X. La clinique est celle d’une atteinte du moto neurone comme dans la SLA mais aussi des troubles sensitifs et endocriniens. L’évolution est beaucoup plus lente.

IRM et SLA : il existe quelques anomalies possibles qui sont des hypersignaux situés sur le trajet du faisceau pyramidal en séquences T2 ou Flair. On peut retrouver aussi des images en diffusion. Mais ces signes sont inconstants et non spécifiques et ne peuvent apporter d’aide au diagnostic qui reste clinique et électromyographique.

 

Suivi clinique des patients souffrant de SLA

Une fois le diagnostic posé le patient doit pouvoir bénéficier d’une information compréhensible. Le site reconfortsla.com ayant ce but. Les informations sur la prise en charge médicale seront exposées.

La prise en charge peut être libérale avec médecin, kinési, orthophoniste ou dans le cadre dans un centre SLA . Mais une prise en charge mixte est possible avec souvent un « glissement » d’une prise en charge à l’autre.

La kinésithérapie est primordiale
- massage contre la douleur
- mobilisation active et passive des articulations
- lutte contre la spasticité et les rétractions
- apprentissage de la respiration abdomino-diaphragmatique
- verticalisation et travail sur la marche

Le plateau technique idéal
- médecin généraliste
- neurologue
- pneumologue
- infirmière
- kinésithérapeute
- orthophoniste
- ergothérapeute
- assistante sociale
- gastroentérologue
- service de soins à domicile
- association de patients
- diététicienne

Lors du suivi, il faudra rechercher les crampes, la fatigue, les déficits, les chutes, les troubles urinaires, une hypersalivation, un encombrement bronchique, un essoufflement, un état dépressif.

Des bilans réguliers d’évaluation doivent être faits : poids du patient, état nutritionnel, rétraction, trouble des fonctions supérieures, testing musculaire, bilan pulmonaire. Le maintient d’une activité est conseillé lorsqu’elle est possible.

La prise en charge respiratoire sera décidée avec accord du patient : oxygène, ventilation non invasive, parfois invasive. Importance de la prévention des surinfections pulmonaires.

Il sera parfois décidé la pose d’une sonde de gastrostomie si le patient présente des risques de fausses routes et des troubles de déglutition.

Le point capital sera d’être en avance sur les problèmes et pouvoir les anticiper en apportant toujours au patient une information claire

 

01 04 2012

Rapport entre sclérose en plaque et SLA : la fréquence des SEP dans les familles de patients porteurs de SLA et vice versa montre des fréquences nettement augmentées. Ceci confirme l’association de ces deux maladies : environnement et/ou génétique ?

Vitamines E : la prescription de cette vitamine est usuelle dans la SLA et a probablement une certaine efficacité qui doit encore être prouvée.

Acide urique : chez l’homme mais pas la femme des taux élevés d’acide urique sont corrélés avec une meilleure survie.

01 03 2012

SLA et Imagerie : classiquement l’imagerie n’apporte rien dans la SLA mais….

En premier l’IRM cérébrale et l’IRM médullaire éliminent des atteintes qui ne sont pas une SLA

En IRM conventionnelle, il n’existe pas d’anomalies soit sensibles soit spécifiques mais certaines anomalies sont décrites : atrophie corticale prédominant en frontal, hyposignal en T2 du cortex moteur, hypersignal de la substance blanche du faisceau cortico spinal dans certaines séquences. Ces anomalies potentielles n’ont pour l’instant apporté aucun renseignement concernant l’évolution et le stade la maladie.

L’IRM de diffusion permet elle d’obtenir une visualisation du faisceau moteur permettant de calculer son volume. Cette technique est prometteuse pour assurer un suivi en particulier lors d’études thérapeutiques

La Spectroscopie par IRM va évaluer le fonctionnement métabolique cortical plus que l’anatomie, utile aussi dans des études de traitement.

Le TEP et le SPECT sont des techniques d’imagerie nucléaire qui par des traceurs radioactifs peuvent étudier le débit sanguin et le métabolisme, mettant en évidence en cas de SLA une diminution de l’activité du cortex moteur, de la consommation de glucose en cas de SLA pouvant s’étendre aux lobes frontaux.

Ces techniques actuellement n’ont pas la fiabilité pour permettre un diagnostic mais doivent être intégrées aux protocoles thérapeutiques.

 

15 02 2012

Atteinte vasculaire : Une équipe américaine a montré que les souris SOD1-SLA partageaient toutes une même caractéristique, à savoir une rupture précoce de la barrière hémato méningée qui apparaît bien avant tout signe de dégénérescence des motoneurones et avant toute réponse inflammatoire . Cette rupture s’accompagne d’une diminution des taux de protéines de la paroi artérielle et se caractérise par des microhémorragies, une accumulation de molécules toxiques issues de l’hémoglobine et une hypoperfusion. Ces résultats suggèrent que des anomalies vasculaires sont un élément central dans la physiopathologie de la SOD1-SLA.
Résumé : des lésions vasculaires semblent pré exister avant toute dégénérescence des neurones dans la SLA.

Mort cellulaire : Il a été constaté chez les souris SOD1 des agrégats intra cytoplasmiques marqués par l’ubiquitine dans les motoneurones. Il s’agit de protéines malformées car la voie normale qui a pour rôle d’éliminer les protéines cellulaires mal repliées dite voie ERAD ne fonctionne pas. Cette absence de réponse au stress moléculaire active finalement la protéine kinase ASK1, inductrice d’apoptose
Résumé : la mort cellulaire est en rapport avec une mauvaise élimination de protéines mal formées

01 02 2012

Biologie : Il n’existe pas encore de critère biologique pour suivre l’évolution des SLA. Le niveau de N-acétylaspartate (NAA) est un marqueur biologique de l'intégrité fonctionnelle et de la vitalité des neurones. Chez les patients atteints de SLA, les chercheurs ont trouvé des niveaux élevés de NAA dans le sérum, qui pourraient être liés au nombre plus important de scissions du NAA dans la circulation sanguine suite à une libération plus importante de ce métabolite par les neurones endommagés. La corrélation entre le niveau de NAA dans le sérum et la propagation de la maladie indique qu'il pourrait s'agir d'un marqueur biologique utilisable pour la SLA.

Des fiches conseils à destination des patients
www.arsla-asso.com fiches conseils

15 01 2012

Ralentissement des symptômes de progression de la SLA
En mars 2011 nous avions parlé de l’étude visant à évaluer l'efficacité, l'innocuité et la pharmacocinétique du dexpramipexole chez les patients atteints de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ce produit agit en amélioration le fonctionnement des mitochondries.

En raison du caractère très variable de cette maladie, pour éviter des biais d’analyse, les patients ont été répartis en 4 groupes avec Placébo, 50 mg, 150 mg, 300 mg de Dexpramipexole. Après une première phase de traitement de 12 semaines, les patients ont été sous placébo 4 semaines puis répartis en deux groupes 50 et 300 mg pendant 24 semaines.

L’analyse de l’efficacité a montré l’absence d’action de la dose de 50 mg. L'effet protecteur était plus important dans le groupe 300 mg, dont les symptômes ont progressés d’environ 30% plus lentement que dans le groupe placebo. Bien que les résultats ne soient généralement pas statistiquement significatifs, la petite taille et de courte durée de l'étude l’expliquent.

 

01 01 2012
Protéines liant l'ARN présentant des liens étroits avec la SLA : Beaucoup de protéines liant l'ARN peuvent aussi contribuer à la maladie, certains fortement, d’autre faiblement. Un certain nombre de gènes sont associés à la SLA, comme SOD1, C9ORF72, TDP-43, le FUS . En utilisant un système de levure simple avec les propriétés fondamentales des protéines FUS et TDP-43 , comme avec la SLA humaine pour les neurones des patients, la protéine TDP-43 et le FUS forme des agrégats dans le cytoplasme des cellules de levure. En utilisant de la levure couplées à 133 protéines humaines, il a été montré que trente-huit de ces protéines (y compris le FUS et TDP-43) ont été toxiques dans le cytoplasme de la levure. Une protéine, connue sous le nom TAF15, TAF15 a montré une grande facilité à créer des agrégats. Des recherches sur des échantillons sanguins de patients atteints de SLA ont permis d’identifier des patients atteints de SLA sporadique, qui avait des mutations dans les protéines TAF. Ces protéines mutées comportent des séquences d'acides aminés qui pourraient être prédictives de qualités neurodégénératives de protéines mutantes.
Résumé : l’étude de cellules de levure a démontré la toxicité de certaines proteines en rapport avec certains gènes mutés. Certaines de ces mutations ont été retrouvées chez des patients présentant une SLA .

15 12 2011

Astrocytes et SLA
Des mutations du gêne SOD1 sont trouvées chez 20% des SLA familiales. Toutes les études ont été faites sur des souris de laboratoire qui portent la mutation SOD1 et développent des signes de la SLA à mesure qu'ils vieillissent .Dans le même temps, il faut se poser la question de savoir si les études sur la souris SOD1 souris sont pertinentes pour la compréhension de la SLA sporadique. Alors que des dizaines de thérapies potentielles chez les souris ont été prometteuse, la plupart ont échoué chez les patients.
Ce type de souris ne représente que deux pour cent de tous les cas de SLA . Des chercheurs ont cherché à créer un modèle d’étude pour les formes non génétiques. En isolant des cellules de la moelle épinière de patients et en associant ces astrocytes du patient avec des cellules de culture de souris, il a été constaté qu’après un développement normal de la culture pendant4 jours, les cellules ont ensuite dégénérées. Ceci suggère que des astrocytes peuvent libérer des toxines encore inconnues. Il est peut être aussi important de s’occuper des astrocytes qui détruisent les neurones moteurs que de vouloir remplacer les neurones moteurs
Résumé : certaines cellules du système nerveux (Astrocytes) libèrent peut être des toxines qui font mourir les neurones moteurs

01 12 2011


Injection de cellules souches : Le 11/10/11 ont été publiés les résultats provisoires sur l'essai de phase I de la SLA par injection de cellules souches dans la région lombaire. Sur douze patients deux sont décédés, huit sont stables ou améliorés, deux sont aggravés. Après les résultats sur la faisabilité, approche sur de premiers résultats possiblement positifs.

Accumulation de protéines neuronales : Une accumulation de protéines neuronales pourrait être une des causes de la SLA. Le mécanisme actuel des troubles est pour l’instant inconnu, l’origine étant parfois génétique parfois favorisée par certains gênes.

Il existe dans les cellules des « camions poubelles » qui ont pour rôle d’évacuer de la cellule les protéines anormales et dont l’accumulation entraînerait la mort cellulaire. Ce type de constatation est valable pour toutes les maladies neurologiques dégénératives. Il a été constaté que certaines maladies génétiques pouvaient s’exprimer dans les familles sous des cliniques très différentes et parfois sans rapport apparent (exemple certaines démences et la maladie de Paget). Le rôle des mitochondries dans la production d’énergie va permettre une plus ou moins bonne gestion du stress oxydatif, élément capital dans la vitalité des neurones.

Les recherches thérapeutiques pourraient s’orienter vers la capacité d’élimination des protéines anormales (comme l’Ubiquitine), que l’origine de la maladie soir ou non génétique. Il faut aussi être certains que l’accumulation des ces protéines est la cause de la mort cellulaire et pas uniquement un marqueur.

Le stress oxydatif n’est pas une forme nouvelle du stress psychique tel que nous le connaissons tous. Il s’agit d’une agression, une oxydation, des constituants de notre organisme due à un excès de molécules particulièrement nocives que l’on appelle les radicaux libres. Cette oxydation dénature nos protéines, nos lipides, nos sucres et même notre ADN, et par là nos membranes cellulaires et nos cellules. Cette agression de nos cellules est une des causes essentielles de notre vieillissement. En quelque sorte nous vieillissons parce que nous nous oxydons. Le stress oxydatif est un type d'agression des constituants de la cellule dû aux molécules réactives oxygénées( Reactive Oxygen Species en anglais) et aux molécules réactives oxygénées et azotées (RONS, N pour Nitrogen en anglais) oxydantes .

La production de ROS et RONS est normale pour tous les organismes vivant et ne constitue pas, en soi, une situation de stress oxydant. En effet, la cellule dispose d'un système complexe de détoxification contre les ROS comprenant des enzymes et des petites molécules.Le stress oxydant devient une situation pathologique dès que le système de protection est submergé par les ROS et RONS : l'introduction dans la cellule de radicaux libres ou d'espèces réactives oxygénées, une surproduction de ROS et RONS induite par des processus de type ischémie-reperfusion, un défaut du système de protection, par exemple une ""Mutation (génétique)" mutation inactivant une des enzymes du système de protection ou une carence en une des vitamines.

15.11.11

Les gènes en cause dans la SLA

Seuls 6% des SLA sont familiales mais après SOD1 d’autres gènes sont désormais connus : VAPB, ANG, TARDBP, FUS.
SOD1 est responsable d’une maladie prédominant aux M.I. et sans trouble de la mémoire (12% des formes familiales et 3% des formes sporadiques). Atteinte d’une enzyme anti oxydante avec atteinte du fonctionnement des mitochondries.
VAPB a été décrit dans des familles brésiliennes d’origine portugaise avec un ancêtre commun et désormais retrouvé au Japon (XVI ème sciècle) . L’atteinte est surtout périphérique. Il existe une perturbation dans le transport des protéines.
ANG, TARDBP, FUS découvertes récentes encore mal connues elles ont un rôle dans le métabolisme des ARN.

La maladie de Hirayama
Cette affection touche surtout les hommes entre 11 et 25 ans, plus tardives pour les femmes, touchant main et avant bras. Quelques cas familiaux ont été décrits. Le début est très lentement progressif chez des patients souvent longilignes et pratiquant des sports traumatiques pour le rachis. Le début survient avec un déficit qui survient au froid initialement. Il existe une fonte musculaire localisée à la main et à l’avant bras. La faiblesse musculaire intéresse les muscles de la main ainsi que les fléchisseurs et extenseurs du poignet et des doigts. Plus rarement le déficit remonte au biceps et triceps. Le trouble débute du côté dominant, droit chez le droitier.

Les fasciculations sont rares mais de petites secousses musculaires dans le territoire des doigts sont fréquentes. Il n’existe pas de troubles sensitifs et les réflexes sont parfois diminués, ceux des M.I sont très vifs. des réponses motrices est proportionnelle.


L’electromyogramme élimine une anomalie de la conduction sensitive, confirme l’atteinte localisée au segment cervical, la réduction de l’amplitude des réponses motrices est proportionnelle à l’atrophie musculaire sans atteinte de la conduction motrice. L’IRM montre une atrophie de la moelle cervicale basse sans signal intramedullaire. Cette atrophie médullaire avec aplatissement antéro postérieur de la moelle est mieux visualisable en position de flexion du rachis cervical. La ponction lombaire est normale.
Les diagnostics à éliminer sont une atteinte du plexus cervical (racines cervicales qui se réunissent en plexus dans le creux susclaviculaire), une SLA juvénile, une poliomyélite, une neuropathie à bloc, une polyradiculonévrite, souffrance vasculaire de la moelle, neuropathie motrice héréditaire.

La cause reste inconnue hésitant entre une dégénérescence du neurone moteur et des lésions microtraumatiques de la moelle cervicale plus liée à des variations de pression qu’à des lésions vasculaires microtraumatiques. L’origine de la maladie pouvant être liée à la croissance inégale entre les vertèbres et la moelle avec élongation du sac dural qui serait trop tendu en particulier en flexion du rachis.

Pour le traitement en se basant sur les causes mécaniques, l port d’un collier est le plus souvent conseillé et des techniques neurochirurgicales ont été proposées qu’il faut réserver aux atteintes centro médullaire.

Reseau SLA d’Ile de France
La sclérose latérale amyotrophique (SLA), maladie neurodégénérative rapidement évolutive entraînant une paralysie progressive des membres supérieurs et/ou inférieurs, associée à des troubles de la parole et de la déglutition, voire à une insuffisance respiratoire, concerne 6 000 à 8 000 personnes en France et environ 600 patients en Île-de-France. Son incidence est estimée aller de 1,4 à 2/100 000 personnes, sa prévalence à 4,5/100 000 et la moyenne d’âge en début de maladie est comprise entre 50 et 70 ans. La création de 17 centres de référence et de compétences en France (dont celui de la Pitié-Salpêtrière, centre référent national et régional) a permis de mettre en place les moyens humains nécessaires, et d’élaborer des recommandations indispensables à une prise en charge rapide et adaptée.

 

01.11.11

Une difficulté d’élimination des protéines par les neurones moteurs (elles n’arrivent pas à sortir les poubelles) est responsable d’inclusions TSP 43 comme d’autres cellules neurologiques dans d’autre maladies neuro dégénératives. Ces défauts dans l’élimination des protéines entraînent de sévères implications pour la santé des neurones moteurs.

Les cellules musculaires peuvent se révéler plus fortes que les neurones moteurs
Il existe certaines preuves que la protéine mutante SOD1 associées à
certaines formes de SLA peut causer une dysfonction musculaire .

En utilisant des cellules cultivées en laboratoire pour comparer la façon dont la SOD1 mutante est traitée dans les cellules musculaires à la manière dont elle est traitée dans le moteur , il a été démontré que les protéines ont été facilement transformées dans la cellule musculaire alors qu’elles entraînaient des agrégats caractéristiques toxiques pour le neurone moteur . Les neurones moteurs sont plus vulnérables et peuvent être une cible facile pour les protéines toxiques.

Pesticides et produits chimiques provoquent-ils la SLA ?
La cause de la SLA est encore inconnue. L'exposition à des facteurs environnementaux peut jouer un rôle dans le déclenchement ou l’apparition de la maladie. Pour l’instant seuls des cas isolés ont été décrit et ne permettant pas d’affirmer le rapport avec certitude.

Un redémarrage génétique : un processus appelé acétylation des histones permet de réinitialiser les profils génétiques. La Trichostatine augmente ce processus. En traitant des souris SOD1 il existe une réduction de la mort des neurones, une diminution de l’atrophie musculaire, une augmentation de la durée de vie.

Nouvelles des essais cliniques
Il a été rapporté que les deux tiers des patients ayant une SLA ont une carence en hormone de croissance (GH) L es essais thérapeutique avec ce produit n’ont pas entraîné d’amélioration clinique.

 

15 .10.11

Découverte d’ une mutation génétique qui pourrait expliquer jusqu'à 50% des cas de SLA familiale en Finlande et environ 40% des cas de SLA familiale d'ailleurs aux États-Unis et en Europe. La découverte de la cause génétique de près de deux tiers des cas familiaux est maintenant établie. une séquence de six nucléotides dans un gène sur le chromosome 9 a été mis en évidence répétée des milliers de fois chez certains patients atteints de SLA. Cette répétition est la cause génétique de la plus courante de SLA identifiés à ce jour.

La population finlandaise a été choisie pour cette étude car elle a le taux le plus élevé de la SLA dans le monde. Cette répétition et la mutation SOD1 expliquent presque tous les cas de SLA familiale dans cette population. Ces milliers de copies liées à la répétition de cette séquence de six nucléotides retrouvées dans de nombreux patients atteints de SLA peut causer la maladie en créant des sous-produits toxiques qui altèrent métabolisme de l'ARN dans la cellule. Elles provoquent la maladie de deux façons. Elles peuvent perturber le gène dans son expression ou s’il est transcrit la production de produits toxiques ARN à partir de la répétition La grande ampleur de cette expansion et sa situation dans une région non-codante semblent appuyer en faveur de la seconde hypothèse.

Cette anomalie est non seulement cause de SLA, mais aussi de démence fronto-temporale, une forme de démence qui, dans certains cas, survient en même temps que la SLA.

Le mécanisme est encore inconnu. Ce gène défectueux est transcrit en molécule d’ARN messager, l’expansion de répétition de la section provoque une liaison étroite de l’ARN à certaines protéines, formant des dépôts intraneuronaux . L’ARN anormal peut, en liant ces protéines, empêcher celles-ci d’accomplir leur fonction normale dans la cellule.
Cette région de l’ADN qui normalement, chez les sujets sains, n’est répétée que de 2 à 23 fois, mais qui en cas de SLA ou de DFT est répétée de 700 à 1.600 fois. Ces modifications ont été répertoriées dans près de 12 pour cent des cas de DFT et  plus de 23 pour cent des cas de SLA familiale étudiés.

L’identification de cette répétition et la méthode rapide et fiable de dépistage de l’expansion de la répétition chez les patients pourrait avoir une utilité immédiate en permettant l’identification précoce de patients SLA à risque d’atteinte intellectuelle et les patients atteints de DFT ( démence fronto temporale)

01.10.11

Trouble commun dans les SLA : quelle que soit la forme de SLA il existe un trouble commun qui est un dysfonctionnement dans le système de recyclage des protéines dans les neurones du cerveau et la moelle épinière. Ce recyclage efficace des éléments constitutifs des protéines dans les neurones est crucial pour un fonctionnement normal des neurones qui sont gravement endommagés si elles ne peuvent pas assumer cette fonction. La recherche de médicaments optimisant cette fonction sera commune à toutes les formes de SLA voire à toutes les maladies neuro dégénératives.

15 09 2011
L'amyotrophie est une perte de la masse musculaire. Celle-ci est déterminée par un équilibre entre fabrication et destruction des fibres aussi bien dans des conditions normales qu’au cours de maladie. Les cellules musculaires fonctionnent en groupes formant à plusieurs une fibre musculaire. Des cellules spécialisées, situées sous la membrane basale des fibres musculaires, sont responsables de l'adaptation, de la croissance et de la réparation de ces fibres selon l’âge, l’exercice, les hormones. La différentiation cellulaire en plusieurs type de cellules musculaire est aussi sous l’influence de l’activité physique et des hormones. Les fibres de type I sont lentes, oxydatives, résistantes à la fatigue ; les fibres de type II sont rapides et glycolytiques. Une seule cellule nerveuse motrice (motoneurone) assure l'innervation de plusieurs centaines de fibres musculaires ; l'ensemble ainsi formé est appelé unité motrice.

L'atrophie musculaire peut résulter de quatre mécanismes principaux : la non-utilisation, des maladies générales, une atteinte du système nerveux périphérique (dénervation) et une atteinte primitive du muscle . Une immobilisation forcée d'un muscle peut réduire sa taille de moitié. L'atrophie est de type II. Une atrophie par dénervation est responsable d’une une dégénérescence de la zone de contact entre nerf et muscle puis d’une atrophie du muscle dénervé. L'atrophie dans une atteinte musculaire n'est pas systématisée, elle est dispersée et irrégulière .

L’assistance ventilatoire au cours de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une modalité thérapeutique dont le statut est hybride et varie au cours de l’évolution de la maladie. Elle peut prolonger la vie, mais elle a aussi et peut-être surtout pour effet de soulager la dyspnée. Elle doit ainsi être inscrite dès le début dans un projet palliatif. Malgré tout, les discussions sont parfois difficiles en fin de vie, car malgré une évolution connue de la maladie, les directives anticipées sont rares et les décisions doivent être prises en urgence, en décompensation. Sinon, comme pour de nombreuses pathologies chroniques de pronostic fatal, la prise en charge palliative de la SLA ne peut qu’être le fait de la réflexion commune et de l’action concertée d’intervenants multiples, dont le médecin et le patient ne sont que deux des représentants.

Cellules souches
Les résultats, en termes de faisabilité et de tolérance, de plusieurs études pilotes utilisant des cellules souches autologues cultivées à partir de cellules de la moelle osseuse, administrées par voie intrathécale à des patients SLA, ont été rapportés. Ces études ont confirmé la bonne tolérance du traitement, mais n’ont pas montré de modification significative du cours évolutif de la maladie. Plus original est l’essai par injection intramédullaire directe de cellules souches humaines chez 18 patients SLA. Les six premiers patients, tous des hommes âgés de 37 à 66 ans, présentaient une forme ayant débuté aux membres inférieurs et ayant abouti à une paraplégie, avec une durée d’évolution moyenne de 4,4 années. Ils recevaient en parallèle un traitement immunosuppresseur (IS) par tacrolimus et mycophénolate mofétil. Cinq injections unilatérales ont été effectuées chez trois patients et dix bilatérales chez les trois autres, dans le segment lombaire L2-L4. Aucun évènement indésirable grave n’a été noté après les injections. Quatre patients ont signalé des douleurs neuropathiques transitoires, de durée inférieure à 24heures, dans les dermatomes concernés. Trois patients ont en revanche présenté des effets indésirables liés aux traitements IS. Les injections intramédullaires de cellules souches semblent donc bien tolérées chez les patients SLA.

Informations récentes

01 Septembre 2011

Brèves 20 Traitements symptomatiques de la sclérose latérale amyotrophique

Fatigue : liée à de nombreux facteurs en particulier les troubles du sommeil. Les traitements médicamenteux sont décevants, effet transitoire possible des traitements de la myasthénie.

Spasticité : aggrave les douleurs et accentue la perte des fonctions. Les thérapeutiques type Baclofène sont décevantes et les Benzodiazépines possiblement dangereuses. L’hydrothérapie est importante. Rôle majeur de la kinésithérapie. Le Coltramyl bien toléré en dehors du risque de diarrhée peut être utile.

Douleurs et crampes : les crampes sont fréquentes en début de maladie pouvant perturber le sommeil. Les douleurs surviennent plus tardivement souvent aux points d’appui ou liées à des rétractions. Les vraies douleurs neuropathiques sont rares et sensibles aux traitements neurologiques de la douleur, aux techniques physiques comme les massages, gymnastique, travail sur les postures . Le traitement des crampes relève des massages, de l’héxaquine, du magnésium et de certains anti épileptiques.

Dépression et anxiété : sont sensibles aux traitements anti dépresseurs usuels

Le syndrome pseudo bulbaire : à ne pas confondre avec la dépression peut être sensible à certains anti dépresseurs, le Lamictal ou la L dopa

Hypersalivation : souvent très handicapante, il est possible d’utiliser la toxine botulique

Troubles des téguments : rare malgré la mauvaise mobilité , un simple nursing adapté suffit

Constipation : fréquente, liée à l’immobilité, au déficit alimentaire, ralentissement du transit

Dénutrition souvent liée aux difficultés alimentaires (troubles de déglutition) et à un hypermétabolisme, elle va nécessiter des compléments alimentaires avec une alimentation riche en protides.

15 aôut 2011

18 Ubiquitine
Il s’agit d’une protéine nettoyeuse. En cas de protéine anormale elle va se fixer à celle ci et l’entraîner dans une zone de destruction. Il a été découvert des anticorps contre cette proteine. avec des inclusions ubiquitines positives mises en évidence dans les SLA familiales et non familiales dans les formes isolées et dans les formes associées à une maladie des fonctions supérieures.

19 SJSR
Il est 20% plus fréquent dans la SLA que dans la population. Il faut y penser devant des douleurs qui pourraient être neuropathiques.

20 Joueurs de football
La fréquence élevées de SLA chez les joueurs de football peut relever de 4 causes possibles éventuellement combinées : une activité physique intense, ( des microtraumatismes propres au football, l'utilisation de substances toxiques ou illégales abus chronique de drogues et des compléments alimentaires, l'exposition aux pesticides dans l'entretien des terrains de football

Stimulation du nerf phrénique
Etude en cours sur des patients ayant une SLA. La sclérose latérale amyotrophique entraîne un déficit musculaire inexorablement progressif et tout particulièrement du diaphragme, déterminant majeur du pronostic vital ET également de la qualité de vie des patients L'assistance ventilatoire mécanique au masque réduit la dyspnée, améliore la qualité de vie, et prolonge la survie. Elle représente des contraintes significatives.

Toute mesure qui serait susceptible de ralentir la dégradation de la force diaphragmatique au cours de la SLA aurait le potentiel d'allonger la durée de vie des patients, de retarder l'apparition de l'insuffisance respiratoire et de ses symptômes, et donc le recours à la VNI. L'induction de contractions musculaires par une stimulation nerveuse -phrénique- ne sont pas susceptibles d'arriver à ce résultat s'agissant d'une atrophie de dénervation évolutive, qui fait progressivement disparaître de plus en
plus d'unités motrices.

Par contre, il est concevable qu'une stimulation musculaire directe (dont on sait qu'elle peut augmenter la masse musculaire, la force et l'endurance du diaphragme chez des tétraplégiques) puisse entretenir la trophicité du diaphragme malgré la perte motoneuronale. Des résultats préliminaires obtenus au sein d'une cohorte de 40 patients atteints de SLA vont dans ce sens.

Cette étude clinique pourrait, si elle s'avérait positive, poser la première pierre d'une
modification radicale de la prise en charge respiratoire de la SLA.

Premier aout 2011

Plusieurs études ont évoqué la possibilité de rapport entre traumatismes crâniens et SLA. Une analyse récente de toutes les études n’a pas montré de preuve suffisante qui puisse confirmer
Une telle association.

IMC poids en Kg/ Taille au carré (en mètre). Il existe une meilleure survie chez les patients avec un IMC de 30-35 (obésité) par rapport à ceux avec IMC inférieur à 19 (maigre). Contrairement à une opinion antérieure il ne s’agit pas d’une conséquence de la maladie.

Proteine p62 : elle est connue comme intervenant dans la constitution d’agrégats dans les neurones moteurs chez les patients atteints de SLA. 10 mutations sur le gène SQSTM1 codant cette protéine ont été trouvés. La toxicité de cette protéine transformée a été confirmée

Etudes en cours concernant la faisabilité d’injection de cellules souches dans la moelle des patients : pas d’effets secondaires attribuables à la technique chirurgicale.

Etude en cours chez la souris SOD d’un anticorps monoclonal (dirigé contre les lymphocytes ly6C). Augmentation de la durée de vie des souris.

 

Juillet 2011

Suppléance respiratoire

L’insuffisance respiratoire est une évolution de la maladie qui nécessite une surveillance pneumologie régulière dès l’apparition des premières difficultés. Il existe des techniques qui sont parfaitement standardisées entre ventilation non invasive et invasive. En revanche sur le plan éthique rien n’est simple: le plus souvent les troubles respiratoires sont progressifs et le patient sera informé et éduqué. Connaissant les différentes possibilités avec ventilation non invasive puis par sonde d’intubation puis par trachéotomie. C’est le patient qui devra en conscience accepter les propositions d’aides respiratoires. Il y a donc une importante discordance entre technique et éthique. Quand débuter une suppléance respiratoire ? quand la cesser ? Il n’existe aucune règle écrite.

Encore plus difficile l’apparition d’une insuffisance respiratoire soudaine. Dans ces conditions le temps de la délibération n’existe plus. Le professionnel de santé peut se trouver dans une situation de mise en cause brutale du risque vital. Dans ces conditions l’anticipation n’existe plus. Mais la loi est claire : «  le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas » et « le médecin doit accepter le refus après avoir informé le malade de ses conséquences ». « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, et ce consentement peut être retiré à tout moment ».

Ne ventiler personne ou ventiler tout le monde ne sont pas des décisions défendables, chaque cas se discute avec un choix entre rester vivant et la qualité de vie.

Tout ceci ramène à l’anticipation et aux temps de décision. De nombreux patients qui ont besoin de cette suppléance, signalent ne pas connaître ce risque évolutif. L’existence des consultations SLA et des réseaux a amélioré considérablement l’information. Mais pour certains patients cet afflux brutal d’informations est un sujet de majoration de l’angoisse. La conférence de consensus indique « les enjeux nutritionnels, moteurs et respiratoire peuvent être indiqués sans qu’il y ait nécessité d’emblée de détailler les techniques de suppléance et leurs indications ». La responsabilité du médecin n’est pas d’être pour ou contre mais d’exposer au patient les possibilités de mise en œuvre, l’influence sur la survie et la qualité de vie. Il faut savoir qu’une objectivité totale du soignant n’est pas possible.

La ventilation ne modifie pas l’évolution neurologique de la SLA. Le patient voyant son état se modifier, va aussi modifier son point de vue. Si un patient souhaite cesser une ventilation, il faut obéir au patient après l’avoir informé des conséquences. Dans le cas ou une personne ne peut plus exprimer sa volonté, des directives anticipées peuvent être écrites. Un arrêt de traitement n’est pas assimilable à une euthanasie.

Dans cette situation le personnel soignant doit accompagner le patient de l’annonce du diagnostic à son décès et à aucun moment la personne malade n’est pas accompagnée.

 

 

15 juin 2011

Critères diagnostiques de SLA : importance de l’existence de potentiels de fasciculations recueillis dans les muscles examinés en électrophysiologie, comme témoignant d’une dénervation aigue, au même titre que les potentiels de fibrillation et/ou les potentiels lents de dénervation (PLD). Le taux de détection des potentiels de fasciculations a été de 56 % dans la totalité des muscles examinés, contre 48 % pour les potentiels de fibrillation/PLD. Le muscle le plus informatif pour les deux types d’activité était le 1er interosseux dorsal. Les auteurs ont conclu à une augmentation de la sensibilité des critères , en particulier dans les formes bulbaires où il est crucial d’authentifier une atteinte du motoneurone inférieur.

Les résultats, en termes de faisabilité et de tolérance, de plusieurs études pilotes utilisant des cellules souches autologues cultivées à partir de cellules de la moelle osseuse, administrées par voie intrathécale à des patients SLA, ont été rapportés chez . Ils recevaient en parallèle un traitement immunosuppresseur Aucun évènement indésirable grave n’a été noté après les injections. Les injections intramédullaires de cellules souches semblent donc bien tolérées chez les patients SLA.

Quoi d’autre
Devant la gravité de ce diagnostic, il est indispensable d’éliminer tous les autres diagnostics possibles. Lorsqu’il existe une atteinte centrale et une atteinte périphérique il peut s’agir d’une atteinte de la moelle et d’une atteinte des racines. L’IRM de la moelle doit être systématique dans les cas de SLA possibles. Sur le plan clinique l’existence de douleurs et l’absence d’atteinte bulbaire peut évoquer une telle atteinte.
Lorsque l’atteinte est uniquement centrale il faut évoquer une sclérose latérale primitive.
Lorsque l’atteinte du motoneurone périphérique est isolée, il faut évoquer les neuropathies à bloc (l’EMG fera la différence), une maladie de Kennedy ou atrophie bulbospinale (déficit moteur bulbaire et squelettique progressif), certainement polynévrites de type Charcot Marie Tooth, le syndrome de Hiramaya.

01 juin 2011

Nutrition parentérale à domicile (NPAD). Lorsqu’un patient ne peut plus s’alimenter de façon suffisante, il est possible de poser une sonde de gastrostomie percutanée endoscopique. Les complications ne sont pas plus importantes que dans les autres maladies, pas d’augmentation de la mortalité. L’existence de complications est plis importante en cas de chambre implantable pour perfusion.

 

Certaines formes génétiques avec mutation SOD1 peuvent s’exprimer selon les membres de la famille sous forme d’une maladie de Parkinson ou sous forme de SLA.

 

Troubles vasculaires médullaires
Il s’agit d’une atteinte du deuxième motoneurone en rapport avec des troubles vasculaires de la moelle cervicale, survenant chez des travailleurs manuels avec port de  charges lourdes. L’IRM montre les images vasculaires. Il s’agit d’un diagnostic différentiel important car trouble non évolutif.

Syndrome des jambes sans repos
Il est plus fréquent dans la SLA que dans la population générale, handicapant chez des malades qui peuvent avoir des troubles moteurs couchés. Le traitement relève des dopaminergiques.

Douleur
50% des patients porteurs d’une SLA présentent des douleurs mais le plus souvent musculaires et squelettiques que neurologiques

 

 

15 Mai 2011

Traitement de la SLA par cellules souches mésenchymateuses. Des cellules ont été injectées soit par voie veineuse soit par ponction lombaire. Les deux tiers des patients ont eu une réaction fébrile, beaucoup ont eu des céphalées. Les analyses ont montré la capacité des cellules à migrer . Il y a donc une faisabilité de cette technique mais pour l’instant la capacité de neuro protection n’est pas prouvée.

Echec des essais des anti rétroviraux dans la SLA
Ceux-ci ont une action contre la mort cellulaires sur les lymphocytes CD4. L’effet protecteur de l’indinavir a été essayé sur 9 mois et  n’a apporté aucune amélioration ou stabilisation avec de plus des effets secondaires.

Nogo
Il s’agit d’une protéine qui bloque la croissance des axones. Il existe des modifications de cette protéine dans un modèle animal et chez les patients SLA. Les anomalies peuvent être mise en évidence dans des biopsies musculaires et pourraient  être des outils diagnostics et de surveillance évolutive.

Amyotrophies spinales progressives
Il s’agit de maladies neuromusculaires rares à transmission génétique récessive (les parents sont porteurs sains). Il existe de très nombreuses formes différentes dont la caractéristique commune est une dégénérescence des neurones moteurs de la moelle épinière et parfois du tronc cérébral.

Maladie de Hiramaya
Il s’agit  d’une fonte musculaire d’un membre supérieur ou des deux avec atteinte des neurones confirmée à l’électromyogramme , moelle « aplatie » en regard de la zone d’amyotrophie, aucun trouble sensitif. En raison du bon pronostic il est important de ne pas confondre avec une SLA

Mercredi 04 mai 2011

Auteur : le Pr Vincent Meininger de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à ParisEtude de phase III, multicentrique,, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, visant à évaluer la sécurité d'emploi et l'efficacité du Dexpramipexole chez des patients atteints de la Sclérose Latérale Amyotrophique.Si vous désirez participer à cette étude, parlez-en au neurologue qui s'occupe de vous au centre SLA qui assure votre suivi. Vous pouvez aussi contacter l'infirmière du centre SLA de Paris qui réalise cette étude madame Vanessa Pibiri, de préférence par mail (vanessa.pibiri@psl.aphp.fr) ou par téléphone au 01 42 16 24 79 (sauf le vendredi).

 Dans les formes sporadiques de SLA, il a été découvert un rétrovirus lors des autopsies de patients décédés de SLA ; il s’agit d’une nouvelle orientation possible des recherches. 

Mai 2011

L’amyotrophie spinale est une maladie génétique autosomique récessive qui affecte les motoneurones des muscles volontaires sollicités lors d’activités telles que la marche, le contrôle de la tête et du cou, la déglutition et tout geste mobilisant des muscles striés. Environ 1 nouveau-né sur 6000 en est atteint, et près d’1 personne sur 40 est porteuse
de la mutation génétique.

Olesoxime (TRO19622) est le principal candidat médicament issu de la nouvelle classe de molécules brevetées d’oximes du cholestérol de Trophos, modulateurs du pore de la mitochondrie. Les études précliniques ont montré que l’olesoxime favorise la fonction et la survie des neurones et d’autres types de cellules placées en conditions de stress pathologique de par leurs interactions sur le pore de transition membranaire de la mitochondrie (mPTP).

L’olesoxime fait l’objet actuellement d’une étude pivot d’efficacité dans une autre maladie rare du motoneurone, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), pour laquelle 512 patients ont été recrutés. Les résultats de cette étude sont attendus au 4e trimestre 2011. L'olesoxime a terminé avec succès un essai clinique de Phase 1b chez des patients atteints d’AS, après avoir préalablement terminé des essais de Phase 1/1b chez des volontaires sains et des patients atteints de SLA. Ces essais cliniques ont démontré que le produit est très bien toléré et qu’il présente un excellent profil de sécurité. Ils ont aussi montré qu’une dose orale unique quotidienne permet d’atteindre le niveau d’exposition requis pour l’efficacité par les modèles précliniques.

Mars 2011

Biogen Idec et Knopp Biosciences ont annoncé aujourd'hui le recrutement de leur premier patient dans l'étude Empower, une étude de phase III multinationale visant à évaluer l'efficacité, l'innocuité et la pharmacocinétique du dexpramipexole chez les patients atteints de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Sur la base des données prometteuses d'essais cliniques antérieurs, nous croyons que le dexpramipexole peut apporter une avancée significative pour les personnes souffrant de la SLA, et nous allons explorer pleinement son potentiel en tant que nouveau traitement pour cette maladie dévastatrice ', a déclaré Alfred Sandrock, MD, Ph.D., et premier vice-président du développement chez Biogen Idec.